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vendredi 16 mars 2012

C'est la fin du monde.

Je ne sais pas si je fait bien d'en parler.
Disons que je ne voudrais pas accroître la paranoïa générale mais je commence à sérieusement flipper.
Le postulat de départ c'est que nous sommes en 2012. Je crois que je l'ai réalisé il y a seulement quelques jours, persuadée que je ne passerais pas le mois d'avril.
Et tout concorde, il est fort probable que je finisse par mourir de peste.


Je vous explique.
On est un peu en période anniversaires en tout genres en ce moment, aujourd'hui c'est celui de mon papi. Mais cela n'a aucun rapport.
Depuis que je suis née j'ai toujours eu la sensation que je mourrais avant mon anniversaire d'avril 2012. Ces derniers temps j'ai décidé de relativiser la chose, de me dire que j'avais pleins de choses à réaliser avant, que j'étais tarée quand j'étais gamine que je suis immortelle et que je regarde avant de traverser.
Sauf que je viens de choper la gale.
Oui. Sans rire.
C'est un peu comme si je disais " hey désolée les mecs je peux pas sortir ce soir j'ai choppé le choléra".
Bon, théoriquement on ne meurt pas de gale alors j'irais quand même lancer des feu de détresses sur les hordes de st patrickard samedi. Il pleut dimanche d'ailleurs les loulous ( c'est mon papa qui me l'as dis, il a la télé lui, mais il n'en a pas besoin, non, il sait ça au vent du sud et au pivert qui "ticititoc", il paraît que ça annonce la pluie ).
Mais quand bien même je n'en mourrais pas, c'est super angoissant non ?
Ce genre de vieilles maladies ( oui je sais c'est un peu comme les poux mais JUSTEMENT sachez que les poux MUTENT en ce moment ) genre la gale, la teigne, la peste, le choléra, l'acné, la rougeole, ça fait pas un peu épidémie générale avant fin du monde ?
Moi je trouve que si, et l'idée de ne plus pouvoir manger de pomelo de ma vie, jamais, c'est plus la saison, j'ai mangé le dernier hier, il n'y en a plus même à carrefour city, qu'est ce que je vais devenir ?
Il n'y a plus de clémentines non plus. 

Non mais voilà, en réalité ça ne m'angoisse pas plus que ça, je suis bien trop occupée a faire semblant de travailler pour ne pas avoir à faire semblant de faire mes cartons pour la Bourgogne.
La question, elle, reste entière, me feront il passer un test sanitaire avant que je puisse m'installer ?

En bonus j'ai besoin de votre avis ( et babouin va t'en ) :
C'est une ville qui s'appelle saucisse.
Les habitants sont donc appelés "saucissons"
Le maire de la ville deviens député.
C'est donc le député saucisson.
Moi, ça me fait mourir de rire, si vous non c'est qu'il est temps que je me remette au travail et que je quitte pôle emploi et ses locaux si frais.

Pour mon anniversaire, donc, celui qui arrive bientôt :
- Je voudrais un concert privé de britney et de sardou.
- Une bouteille par personnes ( soyez nombreux, dans mon nouvel appart j'aurais un bar américain je voudrais avoir le CHOIX de mes alcools, soyez cool )
- Une trousse de survie pour mes fringales nocturnes, contenant des twix, des chips, de l'oasis orange, des nuts, des snickers, des lions, et du salami.
- Un studio d'enregistrement
- Un bureau avec de la moquette au mur
- Une carte électorale pour aller voter Morsay.


Calins amours et gale sur vous mes agneaux.











lundi 12 mars 2012

Yeah I think we broke the law. Always say we're gonna stop HO HOOOW HO


Bon ben tho. Ten pen tho.
CERTES je n'ai pas écrit depuis un an. Figurez vous que j'ai d'excellentes excuses pour ça.
SAUF que oh rage, oh désespoir, oh statistiques maudites, aujourd'hui vous étiez encore 28 a lire mes élucubrations et ce malgré l'abscence de mon adresse dans le bloglist de Margaux Motin.
ALORS que faut-il en conclure ?
Que malgré mon abscence, mon appendice nasal proéminent, mes goûts musicaux absurdes, ma passion incandescente pour les alcools bon marchés et imbuvables, mon penchant inavouable pour la blogosphère et mon clavier défectueux ( je copie colle encore les points d'interrogations et les virgules ), vous m'aimez ?

Que, malgré mes erreurs de syntaxe, mes fautes d'orthographes, mes private joke a moi même et mes libellés hasardeux, malgré mes promesses non tenues ( et vous verriez ce que ça donne dans la vie réelle ), mes penchants politiques incorrects et mes nuages de Baileys dans mon thé, vous appréciez de me lire ?

BONNE NOUVELLE. Avec mon grand retour dans la vie active, après plus d'un an de paradisiaque chômage ( agrémenté de formations diverses et de nouvelles passions dont la lettre anonyme, la poésie et le linge ), aprés diverses replongées dans mes addictions habituelles ( les Frères Scott, la Tequila champagne et Britney spears ), après un remaniement de mes dessous et une coupe de cheveux home made, THIS IS TIME.

Je reviens vers vous. Pour de vrais mes petits oignons ( prononcer "oagnon" ). Et si cette fois j'abandonne ce sera POUR TOUJOURS.

Et on va commencer tout de suite avec un petit moment BIDET PARTY. ( Te sent pas visé Sisi si tu me lis. )
Le coup du bidet je trouve ça drôle et je suis bien la seule. Nous allons bien sur parler anniversaires.
Le mien approchant à grand pas je vous transmettrais une liste de cadeaux opportuns.
Anniversaire que je ne fêterais pas, que cela soit bien clair.
La dernière fois que j'ai pris le risque j'ai mangé un bout de pizza dans ma cour, je me suis couchée a 11h et le lendemain matin un vieux monsieur m'a montré ses attributs.
Mais même si celui là était pénible, le précédent était pire et  mes amis quand à eux n'ont jamais eu l'air très satisfaits des leurs.
Et la faute à quoi  ?
A une plaie sans fond et sans recours : La pauvreté.
Celle qui vous force à consommer des produits bien vus, source d'économie au moment des courses et de brûlures du colon au moment des repas, celle qui vous force, conjointement à l'incontinence de certains chats/poulets, à faire 32kilos de lessive à la laverie automatique ( l'enfer sur terre, c'est cher payé pour faire tremper son linge dans de l'eau sale et froide ). Celle qui vous oblige, sans pitié, à croire qu'un demi poulet du marché est un festin de roi.

Parce que sans la pauvreté on aurait des baignoires de Champagne, une fontaine perpétuelle de punch, de la petite drogue et des kebabs gratuits le lendemain.



Je suis une poule.

mercredi 25 janvier 2012

Décape toi au décapant.

Je ne vais pas faire une apologie de la drogue.
C'est pas parce que je suis accro a certains clips allemands proprement terrifiants que je suis forcément une junkie.
Sauf qu'hier, voilà, j'ai basculé.
Je rangeais le magasin, vu qu'on s'avance doucement vers une période de 3 semaines non stop qui va défourailler sec, et que, en bon soldat, je m'occupe avant tout de la logistique.
J'en étais a ranger les produits ménagers, type javel et autre white spirit destop et, enfin, vous voyez l'idée, pas du Mr briochin, quoi. ( Et pourtant, quelle marque merveilleuse.)

Apres avoir entassés en une belle et réguliére pyramide tous les produits moussants dont nous n'avons aucune utilité, ayant arraché le petit machin blanc a côté du lavabo un jour de colére, je m'attaque aux bouteilles.
Je découvre un joli specimen, sobrement baptisé "décapant", écrit au feutre noir, sur une bouteille en plastique qui a viré au gris. Ayant eu un pére maçon-électricien-plombier-charpentier-ébeniste-ingénieur-assureur-couvreur-tapissier-mathématicien je suis rodée a ce type de bouteilles et m'en méfie comme de la peste.
Mais, et c'est là le drame, je suis un peu débile ces derniers temps, la faute aux hormones.
J'oublie de me méfier.
Je préfére fôlatrer en imagination.
Et là, pan, dans ta gueule, j'ouvre la bouteille et renifle.
J'ai le temps d'envoyer ce texto paniqué a ma bestah :
"viens d'inhaler par inadvertance un décapant de 20 ans d'âge. Stop. Ai perdu usage de mes sinus. Stop. Suis défoncée comme jamais. Stop. Encore une journée réussie. Fin."
Et apres, le drame, le bad, le vraiment pas bon.
Plus de sinus, ni gout, ni odorat, je sent mes neurones s'entrechoquer et se transmettre le virus, j'ai du en perdre un demi millier, et avec, une bonne partie de ma mémoire.
Mes yeux voient flous, j'ai un sens de l'équilibre plus que précaire, et l'envie irrépressible de monter sur le tabouret pour ranger les mousses hydrophiles sur l'étagére du haut.
Petit a petit, ca empire : hallucination et paranoïa.
J'ai l'impression que mon nez est vide, et qu'il saigne, ainsi que ma gorge, ca fait pas mal, c'est juste que ca coule chaud et poisseux.
Je m'essuie le nez et le menton sans arrêt, sauf que je ne saigne pas.
C'est la guerre.
Je me bat au téléphone, et avec mes clients, qui choisissent pile ce moment là pour être vraiment étranges.

Je suis restée dans cet état pendant a peu prés 45 min, ensuite il y a eu une longue redescente dont je ne suis pas sure de sortir un jour.

Ah, et puis du coup, j'étais déprimée.

DONC.
Si jamais il vous prends une envie de défonce joyeuse et sans conséquences, ne le faites pas sur votre lieu de travail.

Bises love etc ...


( Je suis de retour, et je vais essayer de poster tous les jours, et je vous explique ça demain.)

vendredi 1 juillet 2011

" J'ai 17 ans merde." Ah non en fait.

Comment ça marche Twitter pour l'amour du ciel ?

Simone de Beauvoir a une vie fascinante

KIKOO

Simone à une vie intérieure très riche. Visiblement Simone est sensible au rythme des saisons : elle est déprimée en octobre et retrouve le goût de la vie au printemps. OVER COOL la meuf.

Ceci pour vous dire que je m'ennuie ferme. Si j'en suis ce soir à finir "mémoire d'une jeune fille rangée" en écoutant Jenny from the block c'est que vraiment j'ai touché le fond.
J'en suis au shooter de voodka périmée en envoyant des textos en anglais à ma meilleure amie. Je fait peur à voir, je suis très énervée, je me cache derrière le frigo pour craquer, je dois faire des "copier coller" des points d'interrogation et des virgules parce que mon clavier est imbibé de café, j'ai écouté au moins 60 fois la nouvelle chanson de lady gaga et je hurle " judaaaas judas ha ha" à la fenêtre.

Mais sinon c'est cool. Je ne retrouve pas l'envie d'écrire des conneries sur ma vie. Juste l'envie de refaire des soirées MSN, une entreprise de tee shirt hypes, de reprendre une activité alcoolique quotidienne ( voeu pieux ), d'aller chanter " 1 2 3 4 kyle is on the floor" a 3 h du matin, de me lever tard parce que j'ai le droit, de ne pas me coucher dans un lit fait, de ne plus parler à personne, qu'il m'arrive de nouveau des poisses rigolottes et pas angoissantes.


Pas de promesses, je sais pas si je reviens.


Judas Juda-a-a, Judas Juda-a-a, Judas Juda-a-a, Judas GAGA

vendredi 4 février 2011

Non, ce soir pas de folies, chacun dans son lit.

Kikoo.
C'est par pure culpabilité, et dieu qu'elle est profonde, que je rampe vers vous aujourd'hui.
Ceci dit je ne m'excuserais pas, parce que j'ai la flemme.
Je ne vais pas non plus faire un détaillé des couilles que j'ai trouvées dans le paté, il y en a trop pour les lister, même quand je prends mon voisin en tête a tête pour me plaindre de ma vie pendant 60 minutes sans discontinuer, j'en oublie.
Donc voilà, kikoo, me revoilà.

On a pas loupé grand chose, joyeux noël et bonne année. Ceci étant dit, passons a la piquette.
Ici et là, on m'a accusée de ne pas être vraiment une pro de la piccole, pour cause d'étalage de mes faits d'armes.
C'est un jugement hatif, je ne me lasserais jamais de le dire. J'essaye de me repentir, de ne voler les bieres de personne, de ne pas finir les verres de blancs de mes amis, de répondre "je ne bois pas" a chaque fois qu'on me propose une soirée.
J'avais lu à une époque lointaine et quasiment saine de ma vie, un petit manuel de défume, emprunté a ma soeur ( COUCOU MA SOEUR !). Cet ouvrage expliquant qu'on associait des moments de plaisirs a la cigarette ( fumer des clopes sur la terrasse de ma soeur, boire une bière a la cerise, discuter au couchant), et qu'en supprimant la cigarette on avait l'impression d'amoindrir ces moments là.
Ce monsieur était définitif sur le sujet : on retrouvait ces moments TOTALEMENT INTACTS sans la cigarette.
Je m'arrête là sur le sujet de la clope, ça a tendance a me mettre encore plus en boule qu'une discussion sur la politique, la religion, et la science entre personnes de bonne composition.

Je ne sais plus trop comment j'en suis arrivée là, mais en tout cas, ce qui est peut être vrai dans le cas de la cigarette, je n'en sais rien, surement, ne l'est visiblement pas dans le cas de la piquette.
Essayez donc de passer l'essentiel de votre adolescence a vous démolir au vieux pape et de passer ensuite vos soirées a suivre la bouteille des yeux, sans y toucher. C'est sensiblement des expériences différentes.


Cet article est en bordel, en fait, je dis n'importe quoi, excusez moi, je ne sais pas écrire sobre. Sobre, c'est a dire sans excitants, ni café, ni clope, ni piquette, ni jak 2, ni lady gaga.

Mais je suis de retour, je vais m'astreindre a réfléchir plus de 3 minutes par jour, a retrouver mon énergie, a ne plus être malade, a ne plus me ruiner en service hospitalier, a ne plus être désespérée par la poisse, je vais faire un enfant, fonder une entreprise, acheter des biens immobilier, prendre rendez vous chez le gyneco, avouer a ma banquiere que je ne serais JAMAIS riche, retrouver du boulot.

Sur ce, faut que j'aille vomir ma grenadine du matin, j'ai des nausées.

dimanche 3 octobre 2010

Tu vas faire une culbute, mais pas celle que tu crois, plutôt du haut d'une tour, je suis pas née en banlieue mais je peux faire un détour.

Vous êtes vraiment mignon.
On sait que c'est vous, on le vois, on vous reconnait bien. On vous reconnait a vos pulls tout propre, a la mèche un peu trop claire que vous remettez en place sous la lumière glauque des réverbères.
Ca se voit a votre regard vaguement inspiré en lisant le nom des rues, ça se reconnait a votre portable allumé dans vos mains presque moites.
On sait que vous êtes nouveaux, à cette façon un peu coupable de laisser la bouteille dans le sac en plastique qu'on vous a donné. Tiraillés entre votre conscience écologique toute neuve et votre timidité quand a l'acoolisme.
Vous êtes trop mignons, a sortir le samedi soir, parce que vous avez rencontré une meuf, parce que vous vous êtes fait des potes, parce que vous avez rencontré des gens.
Vous êtes adorables, en bande, saoul, vous regardez passez les filles avec cette certitude que vous pesez plus lourd a six.
Vous êtes trop mignonnes, a chercher par groupe de deux ou trois, en jupe et petite veste, parce qu'il fait frisquet mais qu'il faut bien montrer vos cuisses, la bonne entrée du métro.
Vous êtes moins mignons plus tard, a l'heure des derniers métros, mais on vous aimes quand même.
A partir du moment où vous avez trois coups dans le nez, vous ne savez déjà plus comment vous repérer, la ville est devenue un immense square.
Le vomi par terre vous fait pousser des petits cris de dégout, mais c'est le votre, c'est celui de vos semblables, c'est la ville qui recrache votre odeur.
Cette odeur qui va se graver dans votre mémoire comme si c'était de la musique, toujours la même : de la sueur de l'alcool et des clopes.
Vous êtes mignons.